Solaire : Filatex opère en Côte d’Ivoire, et vise la Guinée

Comme il l’a annoncé au début de 2020, le groupe malgache Filatex va commencer à opérer sur la production d’énergie solaire en Côte d’Ivoire. Un ensoleillement moyen de six heures par jour fait de ce pays un lieu idéal pour cette activité.

« Filatex commencera à travailler sur le projet d’énergie solaire de 66 MW en Côte d’Ivoire en mai 2021 après avoir convenu des conditions avec les prêteurs », ont déclaré le Pdg du groupe, Hasnaine Yavarhoussen, et George Condé, directeur des opérations, sur Africa Report.

« Le projet est une décision forte du gouvernement de Côte d’Ivoire sur ses ambitions en matière d’énergie solaire. La première production est prévue vers la fin de l’année, a ajouté George Condé.

La Côte d’Ivoire a réalisé des progrès importants dans le domaine de l’électrification. Selon la Banque mondiale, près de 94% de la population était connectée au réseau électrique en 2020, contre 34% en 2011, et le pays est capable d’exporter environ 10% de sa production vers les pays d’Afrique de l’Ouest. Les projets privés représentent 70% de la production d’énergie et l’ensemble de la distribution, selon la Banque mondiale.

Le plan national ivoirien prévoit l’installation de 424 MW d’énergie solaire d’ici 2030, date à laquelle la part des énergies renouvelables dans le mix de production devrait atteindre 42%. Il est prévu que le réseau couvre 99% de la population d’ici 2035. Pourtant, la faiblesse des infrastructures de réseau du pays n’est pas encore prête à intégrer de grands volumes d’énergie variable comme le solaire, selon une étude de SolarPower Europe.

Selon l’USAID, 1,8 million de foyers ivoiriens restent sans électricité, avec des coûts initiaux élevés entravant les connexions. La demande nationale d’électricité augmente de 8% par an, et la production d’électricité doit doubler en neuf ans, selon SolarPower Europe.

« Filatex a engagé avec succès l’offre sur le projet en Côte d’Ivoire avant le début de la crise de Covid-19, et la pandémie a augmenté le coût de nouveaux projets solaires, les modules et les convertisseurs devenant plus chers. Cela a un impact minime sur le retour sur investissement, sans affecter la viabilité financière du projet. Le problème le plus préoccupant est la difficulté de fournir des techniciens en raison des restrictions de voyage, et il reste à voir si cela se reproduira en Côte d’Ivoire », a précisé George Condé.

Le groupe Filatex, à travers sa filiale Enelec, représente environ 30% de la capacité de production d’énergie privée à Madagascar, le pays n’ayant pas de réseau national. Filatex, avec le canadien DERA Energy, vise à installer 170 MW de nouvelle capacité solaire à Madagascar d’ici 2022.

« L’expansion à la Grande Île nécessitera un nouveau financement par emprunt d’environ 100 millions de dollars. On espère collecter des fonds auprès des prêteurs existants et des nouvelles banques de développement. La société n’a jamais eu de «non» de la part des prêteurs », a indiqué Hasnaine Yavarhoussen.

Ce groupe familial malgache, présent également dans l’immobilier industriel, a pour objectif de démarrer un autre projet en Guinée en septembre 2021, où les plans ont été retardés par Covid-19. Filatex a signé un protocole d’accord, mais est toujours en négociation avec le gouvernement guinéen sur certains aspects de l’accord de concession. Le projet fournira 10 MW d’énergie solaire et 30 MW d’énergie hydraulique, le financement restant à organiser.

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